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Transformers: Battlegrounds — personnages Autobots et Decepticons réunis avant un combat
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Transformers: Battlegrounds : un tactical familial, pas un XCOM à robots

Transformers: Battlegrounds simplifie le tactical pour jouer en famille. Voici ce qu'il propose réellement, loin de la comparaison facile avec XCOM.

· · 28 juil. 2026 · 4 min de lecture

Mettre des unités sur une grille et les faire jouer au tour par tour ne suffit pas à fabriquer un XCOM. Transformers: Battlegrounds utilise bien la couverture, les capacités de personnages et le placement d’escouade. Il retire en revanche la gestion de base, les soldats permanents, la recherche et l’essentiel des conséquences de campagne.

Ce choix n’est pas un échec de conception. Coatsink et Outright Games ont construit un tactical destiné aux enfants et aux parties familiales, avec trois niveaux de difficulté et des personnages immédiatement reconnaissables. Le problème venait surtout de sa présentation : le vendre comme un XCOM profond créait une attente que le jeu n’a jamais cherché à satisfaire.

Transformers: Battlegrounds — Autobots et Decepticons sur un terrain tactique

Une campagne Autobot simple et lisible

Megatron cherche à s’emparer de l’AllSpark. Bumblebee, Optimus Prime, Windblade et les autres Autobots traversent Central City, des déserts et Cybertron pour l’arrêter. Chaque personnage dispose d’attaques et de capacités propres, alimentées notamment par l’Energon.

La campagne se concentre sur les Autobots. Les Decepticons servent principalement d’adversaires, même s’ils deviennent jouables dans certains modes Arcade. Cette structure évite la gestion d’un roster immense et permet d’identifier rapidement le rôle de chaque robot.

Le jeu met l’accent sur le déplacement, la portée et l’utilisation du décor. Les tempêtes de sable ou les rues urbaines modifient les lignes d’approche, mais il ne faut pas attendre une simulation destructible ou une IA adaptative comparable aux tacticals plus exigeants.

Trois difficultés, mais une profondeur volontairement limitée

La présentation officielle d’Outright Games insiste sur des commandes accessibles et trois niveaux de difficulté. C’est le cœur du projet : permettre à un débutant de comprendre la logique du tour par tour sans passer par une heure de tutoriel.

Les vétérans peuvent augmenter la difficulté et optimiser les capacités ultimes, mais la progression ne remplace pas les arbres de classes ou la gestion stratégique d’un XCOM. Il n’existe pas non plus de personnalisation approfondie capable de transformer librement Bumblebee en tank ou Optimus Prime en unité de soutien.

Battlegrounds fonctionne mieux comme première marche. Il apprend à ne pas exposer toute l’équipe, à concentrer les attaques et à anticiper le prochain tour. Pour un enfant attiré par les Transformers, ces réflexes sont déjà une bonne introduction au genre.

Le multijoueur se trouve dans l’Arcade

L’ancien article évoquait vaguement des « éléments coopératifs ». La réalité est plus précise. Le mode Arcade propose du multijoueur local : deux personnes peuvent coopérer ou s’affronter dans des variantes séparées de la campagne.

Le mode CUBE, inclus dans l’édition Deluxe, oppose deux équipes autour du contrôle d’un cube sur quatre arènes. D’autres variantes reprennent la capture de drapeau ou des objectifs de survie. Les personnages débloqués dans l’histoire deviennent disponibles dans l’Arcade, mais les deux modes ne partagent pas une campagne coopérative.

Cette séparation est cohérente. L’histoire reste un parcours guidé pour un joueur ; l’Arcade sert aux sessions courtes sur le même écran.

Shattered Spacebridge est la partie la plus rejouable

Le DLC Shattered Spacebridge ajoute 20 missions autour de la reconstruction d’un pont spatial. Le joueur choisit son équipe, ses missions et ses améliorations au fil d’un parcours où chaque tentative peut varier.

La présentation officielle du DLC décrit une structure plus ouverte que la campagne principale. Elle ne transforme pas Battlegrounds en roguelike profond, mais elle offre un cadre plus intéressant pour tester plusieurs compositions et recommencer.

Pour un joueur déjà à l’aise avec le jeu de base, c’est probablement le contenu qui exploite le mieux ses mécaniques tactiques.

Attention aux offres et à la disponibilité

L’article précédent annonçait une réduction de 90 % et un retrait imminent de Steam comme s’il s’agissait d’une offre encore active. Une promotion n’est jamais une caractéristique durable et ne devrait pas rester dans un guide sans date ni vérification.

La page Steam historique du jeu ne renvoie plus aujourd’hui vers sa fiche produit, tandis que les pages officielles d’Outright Games continuent de référencer plusieurs plateformes. La disponibilité peut donc varier entre PC, PlayStation, Xbox et Switch. Il faut vérifier la boutique concernée au moment de l’achat plutôt que se fier à une ancienne remise.

À qui s’adresse vraiment Battlegrounds ?

Un joueur qui cherche une campagne tactique avec pertes permanentes, recherche technologique et construction d’escouade restera sur sa faim. XCOM: Chimera Squad constitue déjà une transition plus riche vers le genre, malgré son format resserré.

Battlegrounds vise autre chose : une première expérience au tour par tour, des héros familiers et du multijoueur local facile à lancer. Jugé sur cette promesse, il est plus honnête et plus intéressant que ne le suggère l’étiquette « XCOM avec des Transformers ».

Il n’apprend pas à gérer une guerre. Il apprend à regarder une grille, comprendre une menace et coordonner quelques unités. Pour le public visé, c’est une base suffisante.

Sources

Simon Dougnac

Fondateur et rédacteur en chef d'After Strategy. Passionné de jeux vidéo de stratégie depuis plus de 15 ans, spécialisé dans les Grand Strategy (Paradox), les 4X et les RTS. Plus de 3000 heures cumulées sur les titres Paradox, Civilization et Total War.