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Vue tactique de Warhammer 40,000: Mechanicus II — unités des Adeptus Mechanicus en formation sur la planète Hekateus IV
tour-par-tour

Warhammer 40,000: Mechanicus II — test complet : deux empires, deux façons de conquérir

Test de Warhammer 40,000: Mechanicus II sorti le 21 mai 2026 — deux campagnes, Adeptus Mechanicus vs Necrons, par Bulwark Studios. Le tactique 40K est-il à la hauteur ?

· · 5 min de lecture

Deux légions de métal froid se disputent Hekateus IV

Le 21 mai 2026, en plein événement Warhammer Skulls, Bulwark Studios et Kasedo Games ont lâché leur suite tant attendue : Warhammer 40,000: Mechanicus II. Cinq ans après le premier volet, le défi était clairement posé — doubler la mise sans diluer ce qui rendait l’original si particulier : une atmosphère oppressante, des combats tactiques chirurgicaux, et une fidélité rare à l’univers de Games Workshop.

Ce test couvre la version PC, après une dizaine d’heures sur chacune des deux campagnes.

Table des matières


Deux factions, deux grammaires de combat

La grande nouveauté de Mechanicus II tient en un mot : les Necrons sont enfin pleinement jouables. Le premier volet vous cantonnait au rôle des Adeptus Mechanicus, ces techno-fanatiques venus piller les connaissances d’un monde-tombeau. Le second vous propose les deux côtés du conflit — et ce choix structure radicalement l’expérience de jeu.

Jouer l’Adeptus Mechanicus revient à piloter une machine de précision. Vos unités — Tech-Prêtres, Scitarii, serviteurs cybernétiques — s’appuient sur le positionnement et la couverture. Chaque ennemi ignoré dans votre arc de tir est une menace, chaque objet de terrain une potentielle ligne de défense. Le dominus Faustinius, protagoniste de la campagne Mechanicus, incarne cette logique froide : chaque décision se calcule, rien ne s’improvise.

Jouer les Necrons relève d’une philosophie inverse. Vos Seigneurs — cinq Lords aux profils distincts regroupés dans des formations de Cour — ne craignent pas le feu ennemi. Leur priorité est d’encaisser, d’avancer et d’écraser. L’antagoniste Vargard Nefershah n’est pas là pour faire des sacrifices : il impose sa présence sur le champ de bataille. Cette asymétrie n’est pas cosmétique ; elle transforme réellement la lecture du jeu selon le camp choisi.


Cognition Points vs Dominance : le cœur mécanique

Le système de Cognition Points — hérité du premier volet — reste intact pour les Adeptus Mechanicus. Ces points d’action s’accumulent et se dépensent pour déclencher des compétences offensives ou défensives. La gestion frugale de cette ressource est la marque d’un bon joueur Mechanicus : trop dépenser en début de tour, c’est s’exposer en fin de tour.

Les Necrons opèrent selon un principe radicalement différent : la Dominance. Cette jauge se charge en infligeant des dégâts aux ennemis — plus vous attaquez, plus vous montez en puissance. Chaque palier de Dominance atteint débloque des compétences supplémentaires pour vos Lords comme pour vos unités ordinaires, créant une dynamique de boule de neige délibérée. Les Necrons ne gagnent pas en se défendant : ils gagnent en attaquant.

La coexistence de ces deux systèmes dans un même jeu est un pari audacieux qui tient ses promesses en termes de variété. Chaque campagne demande une réinitialisation mentale de vos habitudes tactiques.


Les campagnes et la narration

Sur le plan narratif, Hekateus IV — le monde-tombeau au centre du conflit — offre un cadre riche. La campagne Mechanicus explore les tensions internes à l’Omnissiah, le but sacré de l’acquisition technologique confronté à des réalités de guerre brutales. La campagne Necron plonge dans la politique dynastique, avec des Lords aux ambitions parfois divergentes à ménager.

Les dialogues sont écrits avec soin. L’univers de Warhammer 40,000 tolère rarement le demi-mesure narratif, et Bulwark Studios l’a compris : les personnages parlent comme des entités issues de ce cosmos de métal et de foi — jamais comme des protagonistes de RPG générique.

La durée de vie est honnête : comptez entre 20 et 30 heures pour boucler les deux campagnes en difficulté normale, davantage si vous relancez des missions pour optimiser vos scores et décisions.


Direction artistique et ambiance sonore

L’identité visuelle de la série est préservée — renforcée, même. Les environnements industriels de Hekateus IV transpirent le silence menaçant des mondes-tombeaux Necron : couloirs de métal noir, énergies spectrales bleutées, silhouettes de métal éveillé qui émergent de l’obscurité. Les modèles de personnages sont détaillés, les animations des unités lisibles au milieu du chaos des combats.

La bande-son reste dans la lignée du premier volet : une partition austère, métallique, qui accentue l’isolement plutôt qu’elle ne l’adoucit. Ce n’est pas une musique d’action — c’est une musique de rituel. Pour les amateurs de l’Omnissiah Edition, la bande-son originale du premier volet est incluse en bonus.


Ce qui aurait pu mieux fonctionner

Mechanicus II est un jeu qui consolide plutôt qu’il ne révolutionne. Pour les joueurs du premier volet, la prise en main est immédiate — peut-être trop. La progression des arbres de compétences et la gestion de la base (entre les missions) manquent d’ambition face à ce qu’on attend d’une suite en 2026.

L’IA ennemie, si elle reste compétente en difficulté normale, tend à répéter les mêmes schémas d’attaque dès qu’on en identifie la logique. Les joueurs cherchant un défi tactique profond devront pousser jusqu’aux difficultés supérieures pour retrouver cette tension que le premier volet imposait plus naturellement.

Quelques accrocs techniques mineurs ont été observés à la sortie — essentiellement des problèmes d’interface sur certaines résolutions — sans compromettre l’expérience globale.


Verdict

Warhammer 40,000: Mechanicus II remplit ce qu’on lui demande : plus grand, plus fourni, avec une dualité de factions qui ouvre de vraies nouvelles perspectives tactiques. La Dominance Necron est la meilleure addition mécanique de la suite, et la fidélité à l’univers 40K reste irréprochable.

Ce n’est pas un jeu qui réinvente le genre du tactique tour-par-tour. Mais si vous cherchez une expérience tactique solide dans l’un des univers de science-fiction les plus denses qui soient, il serait dommage de passer à côté.

Pour d’autres tests récents dans le genre tactique, consultez notre test de Xenonauts 2 version 1.0 ou notre test de Heroes of Might & Magic : Olden Era en Early Access.


Warhammer 40,000: Mechanicus II — Développeur : Bulwark Studios — Éditeur : Kasedo Games — Sortie : 21 mai 2026 — Plateformes : PC, PS5, Xbox Series X|S — Prix : 39,99 €

FAQ

  • Warhammer 40,000: Mechanicus II est-il un jeu pour débutants ?
    Mechanicus II est accessible grâce à un tutoriel progressif, mais atteint sa pleine profondeur avec une expérience préalable du tactique au tour par tour.
  • Peut-on jouer les Necrons dans Mechanicus II ?
    Oui — pour la première fois dans la série, les Necrons sont pleinement jouables dans leur propre campagne, avec un système de Dominance distinct de celui des Adeptus Mechanicus.
  • Sur quelles plateformes est disponible Warhammer 40,000: Mechanicus II ?
    Le jeu est disponible sur PC (Steam), PlayStation 5 et Xbox Series X|S depuis le 21 mai 2026, au prix de 39,99 €.
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Simon Dougnac

Fondateur et rédacteur en chef d'After Strategy. Passionné de jeux vidéo de stratégie depuis plus de 15 ans, spécialisé dans les Grand Strategy (Paradox), les 4X et les RTS. Plus de 3000 heures cumulées sur les titres Paradox, Civilization et Total War.